Sport urbain

femme sportive saute

D’Après une étude européenne, 40 % des Français déclarent pratiquer une activité physique en outdoor, c’est-à-dire « en plein air ». En Europe, la notion de sport outdoor, recouvre une multitude de fonctions et d’usages. Les sports et loisirs de nature, ainsi que les pratiques sportives dans les parcs et jardins en milieu urbain y sont généralement associés. La banalisation du mot à partir du milieu des années 2000 rend difficile la définition de ce terme. Cette note privilégie donc l’utilisation du terme de sport urbain, street sport, pour désigner les pratiques sportives dans les espaces publics des villes. 21 % des activités pratiquées dans la vie de tous les jours le sont dans des lieux de libres accès en milieu urbain. Source ministère des Sports.

terrain de Basketball

Fitness urbain sur Lyon

Aujourd’hui l’idée donnée est celle du besoin de faire du sport, jusqu’à là tout semble cohérent, par contre les choses commencent à se tordre quand on sorts du bureau après une journée de travail, et on se re-enferme dans une salle de fitness type grand public où on est livré à notre sort avec personne pour vérifier notre bonne exécution lors des mouvements, pour nous motiver, où mesurer nos progrès avec un programme d’entraînement adapté. Oui certes ce type de structures disposent des cours dirigés, où un seul coach est censé surveiller la bonne exécution des exercices sur 30 à 40 personnes.

Il semblerait plus logique enfiler une paire de baskets, sortir dehors et prendre l’air dans un des différents espaces mises à disposition par nos collectivités afin d’effectuer notre séance de sport en plein air. Oui on peut par fois manquer de motivation et oui, on ne dispose pas du matériel nécessaire pour bien s’exercer, pour cela rien de mieux que faire appel à un professionnel du coaching afin de se faire accompagner dans sa pratique.

Le choix du lieu est vaste, voici la carte de tous les espaces dédiées au sport sur la ville de Lyon, il suffit de choisir en fonction de ses besoins et ses affinités.

En ville, les sportifs ont de plus en plus tendance à s’approprier les espaces publics. Dans ce cadre, une classification des lieux en fonction de leurs caractéristiques d’aménagement et de leurs usages peut être établie.

Les espaces publics non-aménagés

Les espaces publics (rues, places, parvis, quais, dalles), c’est-à-dire l’ensemble des espaces physiques de rassemblement ou de passage, de non-appropriation à l’usage de tous, sont aujourd’hui des lieux de pratiques sportives pour les habitants et les passants. Des espaces initialement ni réservés, ni affectés à la pratique sportive deviennent des lieux de passage (jogging, randonnée, marathon, cyclisme), des terrains improvisés (football, skateboard, BMX, musculation, gymnastique) ou des lieux de spectacle pour les promeneurs. Le mobilier urbain, c’est-à-dire l’ensemble des objets et dispositifs, publics ou privés, installé (bancs publics, potelets, murets, barrières) y est parfois détourné pour les entraînements (urban training).

femme se prépare au sport

Les espaces naturels de loisir

Les espaces naturels de loisir (bois, parcs, bases de loisirs) sont aussi des lieux de pratiques pour les citadins. Des usages et des niveaux de pratiques spécifiques apparaissent en fonction des villes. Ainsi, à New York, Central Park est un lieu très fréquenté par les sportifs. Au-delà des équipements normés (courts de tennis, patinoires, piscine) et des terrains de sport aménagés (baseball, basketball, football), les pratiques dites « libres » (Running, fitness, musculation urbaine) sont omniprésentes. Dans les villes chinoises, de nombreux habitants effectuent leurs promenades de santé et leurs exercices de tai-chi dans les parcs et les jardins.

coach vérifie sportive sur TRX

Ces espaces naturels de loisir jouent un rôle majeur dans l’organisation des villes chinoises et nord-américaines. De facto, ce sont des lieux de pratiques sportives privilégiés pour les usagers. Par ailleurs, certains lieux initialement non destinés à la pratique sportive connaissent des réaffectations fonctionnelles, car les usages et les modes de vie des habitants évoluent. Ainsi, à Berlin, le site de l’ancien aéroport de Tempelhof situé dans le centre-ville est, depuis 2010, un parc public à vocation culturelle (concerts, spectacles) et sportive (vélo, roller, kite-roller, go-kart).

Sur Lyon on a la chance d’avoir accès au parc de la Tête d’or, situé sur les berges du Rhône, en plein cœur de Lyon, ses 117 hectares, font du site, le plus grand parc urbain de France. Par ailleurs, et presque par renversement de la tendance, l’activité physique dans ces lieux de pratique s’inspire directement des sports de nature. Ainsi, les salles d’escalade « ludiques » et le street fishing revendiquent des liens essentiels avec les arts urbains. Nous assistons donc à un déplacement de la pratique des sports et loisirs de nature, originellement en plein air, en ville.

Espaces publics aménagés.

Les équipements sportifs de proximité (plateaux multisports et d’EPS, playgrounds, skate parcs, terrains de pétanque) et le mobilier sportif urbain installé (agrès de fitness, espalier, barres parallèles) participent pleinement à la valorisation du sport en ville.

En France, près d’un quart des équipements sportifs (23,6 %) sont des équipements extérieurs et petits terrains en accès libre. Pour la moitié d’entre eux, la construction est antérieure à 1993. Le développement des pratiques sportives et ludo-sportives en ville correspond à l’émergence d’une forme d’« urbanité sportive ».

Ces équipements urbains de proximité, destinés à une population locale, se retrouvent souvent dans les quartiers populaires et leurs environs immédiats. Ainsi, dans les Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), nous comptons en moyenne 41,8 équipements extérieurs et petits terrains en accès libre pour 10 000 habitants, contre 11,1 pour 10 000 habitants à l’échelle nationale. Ces constructions se sont multipliées durant les années 1980. Pour les municipalités, ce type d’installations permet de répondre en partie au manque d’équipements normés. En France, les QPV se distinguent par une sous représentation du nombre de licenciés. En 2016, environ 400 000 licences sont délivrées aux jeunes des QPV, soit 3,7 % du nombre total de licences délivrées. Dans ces quartiers, les pratiques autonomes dans les espaces publics et la fréquentation des équipements en accès libre se font davantage par opportunité que par une réelle envie des usagers de pratiquer librement.

homme fais des calistenics

Le sport urbain valorise donc les Equipements urbains au profit du citoyen. La montée de la pratique sportive autonome est une opportunité à saisir pour les collectivités, la mortalité liée à l’insuffisance d’activité physique excéderait aujourd’hui la mortalité liée au tabagisme ! Les solutions d’aménagements urbains sont aujourd’hui nombreuses, tu attends quoi pour sortir dehors et profiter d’une séance de sport urbain?

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